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CFS a organisé, de novembre 2014 à septembre 2015, 10 journées de formation à la recherche en éducation permanente/populaire.

La formation s’adressait à toutes celles et ceux qui souhaitaient faire émerger des questions de recherche et les travailler, qu’ils soient acteurs de première ligne (animateurs, accueillants, … à l’axe 1), de seconde ligne (formateurs de formateurs à l’axe 2) ou « chercheurs » spécialisés (chargés dans leur association des « analyses et études » à l’axe 3.2).
(Un document (pdf) détaillé est téléchargeable ICI)

En résumé

- Dans le secteur de l’éducation permanente, il nous est demandé, à l’axe 3.2, de produire divers écrits (analyses, études), souvent riches mais parfois disparates, sans stratégie de recherche globale. Une des hypothèses de la formation était d’aboutir à créer, avec les participants, un Laboratoire coopératif de recherche en éducation populaire, qui sortirait les chercheurs de leur isolement.
- Pour cela il faut nous armer d’un certain nombre de balises communes sur la spécificité de la recherche en éducation populaire par rapport à la recherche universitaire en sciences humaines par exemple. Et sur les outils méthodologiques à disposition des chercheurs.
- La formation s’adressait donc bien sûr aux « chercheurs » (à l’axe 3.2 du Décret EP), mais aussi à tous ceux qui, en première ligne (à l’axe 1), voyaient émerger des problématiques dont ils souhaitaient faire une question de recherche, ou ceux qui, dans les formations de formateurs (à l’axe 2), récoltaient de nombreux témoignages sur les « questions dont le public pâtit et auxquelles on n’a pas de réponse ». L’objectif était ici de décloisonner les fonctions, et de concevoir la recherche comme un aller-retour entre le terrain et l’analyse.
- À partir de questions de recherche émergeant de la pratique de terrain, il s‘agissait, ensemble, de réfléchir à la manière de construire de nouveaux savoirs stratégiques pour contribuer à la transformation sociale. Objectif ambitieux, mais n’est-ce pas l’essence-même d’un projet d’éducation permanente/populaire ? Tant au sens de l’article 2 du Décret « éducation permanente », que de celui de Christian Maurel dans sa définition de l’éducation populaire ?

Méthode

La formation comprenait 3 temps complémentaires :

- Des temps d’interventions, parfois théoriques, parfois issues du terrain, donc d’écoute et de discussion avec des personnes ressources.
- Des temps de lecture critique de textes produits (analyses et études) en sous-groupes.
- Des temps de production d’écrits, individuels et collectifs, qui aboutiront à une publication finale fin 2015 (un numéro spécial du cahier de FIL ROUGE).

Capitalisation écrite

Les interventions et les travaux ont été restitués, analysés et capitalisés par écrit par Christian VERRIER (Université coopérative de Paris). L’étude finale sera publiée avec les analyses des participants très prochainement dans un numéro spécial de FIL ROUGE.

Animateur de continuité

Alain LEDUC (CFS asbl et Université populaire de Bruxelles) concepteur de cette formation.

Intervenants

- Luc CARTON, philosophe (UCL), chercheur, puis directeur de recherches à la Fondation Travail-Université dans les années 1980 et 1990. De ‘98 à 2001, sous le ministère de Marie-George Buffet, Ministre de la jeunesse et des sports français, il est chargé d’une mission prospective sur l’avenir de l’éducation populaire. Depuis 2005, Luc Carton travaille au Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles, à la Direction Générale de la Culture, comme inspecteur de la culture.
- Luc VAN CAMPENHOUDT, Docteur en sociologie, professeur émérite à l’UCL, méthodologie de la recherche en sciences humaines, auteur de « Introduction à l’analyse des phénomènes sociaux ».
- Christian MAUREL, sociologue, animateur de l’Université populaire du pays d’Aix et du site « éducation populaire et transformation sociale !, une offre civile de réflexion », auteur de « Education populaire et puissance d’agir ».

CFS travaille depuis 5 ans en partenariat étroit avec un collectif parisien, issu de l’Université de Paris 8 et qui a porté le projet U2P8. Nombre d’intervenants provenaient de cette « école », de cette démarche qui fait de chacun un « apprenti-chercheur ».

- Jean Louis LE GRAND, Professeur des Universités à Paris 8, axe de recherche « formation tout au long de la vie ».
- Yvette MOULIN, assistante sociale, puis pédagogue en formation des adultes, a une expérience de 15 années de coordination des réseaux d’échange des savoirs en France. Elle anime des ateliers d’écriture auprès de travailleurs sociaux, mais aussi d’acteurs de la vie associative et d’habitants, orientés vers la production d’ouvrages collectifs à partir de notions telles que : histoire de vie, métier, territoire et mémoire collective.
- Nicolas FASSEUR, Doctorant P8, spécialiste des questions de mémoire collective et d’éducation populaire responsable pédagogique de l’Université populaire expérimentale de Paris VIII (épistémologie et méthodologie en Sciences humaines, notamment à la SNCF et à France Telecom), co-coordinateur de l’Université coopérative de Paris.
- Christiane ETEVE, Maître de conférences honoraire en Sciences de l’éducation, auteure du « dictionnaire encyclopédique de l’éducation et de la formation ».
D’autres intervenants sont pressentis selon les besoins et l’avancement du groupe (voir PDF).

Comité d’accompagnement de la formation

Luc CARTON, Christian VERRIER (UCP, Université coopérative de Paris), Diane QUITTELIER (CFS asbl), Alain LEDUC (CFS asbl), Guillermo KOZLOWSKI (CFS asbl), Hugues ESTEVENY (Lire et Ecrire Bruxelles asbl) et Els DE CLERCQ (Lire et Ecrire Bruxelles asbl).